La rééducation du genou

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Après prothèse du genou

La rééducation commencera le lendemain de l’intervention : le kinésithérapeute vous mettra debout et au fauteuil et commencera la mobilisation de votre genou sur un arthromoteur (Kinetec) afin que vous récupériez le plus rapidement possible un genou mobile. Il vous montrera également les mouvements que vous devrez faire pour récupérer un tonus musculaire satisfaisant.

Après intervention sur le ménisque

La marche est autorisée immédiatement, le repos est nécessaire pendant quelques jours.

La reprise de l'activité professionnelle est possible après quelques jours pour les patients qui ne doivent pas conduire de véhicule et qui ont un travail sédentaire. Pour les patients qui ont un travail physique ou qui doivent conduire un véhicule, un repos de 2 à 3 semaines est conseillé.

Quelques séances de rééducation, démarrées quelques jours après l’intervention permettent une récupération optimale de la mobilité et de la tonicité du genou.

La récupération après chirurgie méniscale d’exérèse sur le ménisque interne survient habituellement en 1 à 2 mois, la reprise des sports pouvant débuter à 2 mois. Le délai est souvent un peu plus long pour le ménisque externe, de 2 à 3 mois. En cas de réparation méniscale, le délai est également plus long, de l’ordre de 2 à 4 mois.

Les résultats à long terme sont bons, d’autant meilleurs qu’il n’existe pas de lésion associée (ligamentaire ou cartilagineuse) :

  • 90 % des genoux ayant bénéficié d’une méniscectomie partielle interne (ablation d’un fragment de ménisque) et 70 % des méniscectomies externes sont parfaitement indolores et normaux 15 ans après lorsque la lésion du ménisque est isolée et d’origine traumatique (pas de lésion ligamentaire ni cartilagineuse associée) ;
  • 70 % des réparations méniscales aboutissent à une cicatrisation méniscale.

Après intervention sur un problème rotulien

La rééducation est le traitement phare de toute douleur rotulienne. Elle se réalise en parallèle avec la réduction des activités physiques et la prise éventuelle d’antalgiques et d’anti-inflammatoires.

Elle doit répondre à deux objectifs :

  • le premier objectif est de lutter contre la rétraction musculaire qui majore l’hyperpression sur la rotule ;
  • le deuxième est d’optimiser la position de la rotule par rapport à la trochlée pour assurer une course rotulienne la plus ergonomique possible. Elle nécessite d’étirer les structures qui attirent la rotule vers l’extérieur de la jambe. On y associe le renforcement du faisceau interne du quadriceps. Cette rééducation doit s’effectuer genou discrètement fléchi et doit absolument être effectuée sans poids au bout du pied. En effet, ceci plaque la rotule contre le fémur et risque de majorer les lésions cartilagineuses.